Evacué du Cap-Ferret, Pascal Bataille fait un triste constat : “Même si l’heure n’est pas à la polémique…”
Évacué alors que les flammes se rapprochaient de son domicile du Cap-Ferret, Pascal Bataille raconte, dans une interview accordée ce mercredi 5 août à Ici Paris son inquiétude face aux incendies qui ont frappé la Gironde. L’animateur déplore les lourdes conséquences de cette catastrophe sur la nature.
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Enfant du Cap-Ferret, Pascal Bataille a suivi avec inquiétude les incendies qui ont ravagé la Gironde depuis le 22 juillet. Alors qu’il se trouvait au Sénégal au moment où les flammes se sont rapprochées de son domicile, l’animateur a fait partie des habitants évacués. Désormais rentré en France, il revient sur cette épreuve dans une interview accordée à Ici Paris, en kiosques depuis ce mercredi 5 juillet. Heureusement pour lui, sa demeure n’a pas été touchée. « Ma maison a été épargnée et ma famille qui s’y trouvait, mon fils, ma belle-fille , des amis à eux, ainsi que ma chienne ont pu quitter les lieux en évitant le pire », explique-t-il. Mais le soulagement reste teinté de tristesse pour celui qui voit son territoire durement marqué par cette catastrophe. « Je compatis avec ceux qui ont perdu leur maison, comme certains de mes amis proches, et qui ont eu beaucoup moins de chance que moi », déclare-t-il. Au-delà des habitations détruites, Pascal Bataille déplore les conséquences sur l’environnement et l’économie locale. « C’est aussi une catastrophe pour la nature, l’écologie et l’économie de la région », estime-t-il.
Le paysage qui l’attend après le passage des flammes l’inquiète particulièrement. « J’appréhende de découvrir cette nature si belle totalement détruite. On sait combien d’années cela met à repousser. Me retrouver dans cette forêt de cendres sera un déchirement terrible », confie-t-il. En tant qu’entrepreneur implanté dans la région, notamment dans l’hôtellerie et l’immobilier, il redoute les répercussions économiques pour les habitants qui vivent du tourisme. « Il faudra sans doute que l’État puisse les aider à relever la tête », affirme-t-il. Interrogé sur les mesures à prendre pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise, Pascal Bataille appelle à tirer les leçons des précédents incendies. « Même si l’heure n’est pas à la polémique, il y a des solutions de bon sens qui ont été mises en place en urgence et dont on peut déplorer qu’elles n’aient pas été déployées bien avant, après les incendies de 2022, par exemple », regrette-t-il. Selon lui, « il paraît indispensable désormais de faire des coupes forestières assez larges pour éviter la progression d’incendies très violents comme celui-là ».